ACCOMPAGNEMENT DES MOURANTS, un vampirisme modernisé

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11122017

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ACCOMPAGNEMENT DES MOURANTS, un vampirisme modernisé




18 Nov 2017 12:14 #1
Il était un temps où les hôpitaux étaient plus rudes et moins confortables
c'est encore le cas dans bien des pays sur cette planète.
On mourrait encore plus souvent à la maison et la famille lorsqu'elle était prévenue, car on mourrait aussi bien tout seul
à terre, à côté de son lit, sans gsm ni signaux d'appel pour prévenir qui que ce soit.
Néanmoins lorsque le mourant était accompagné, c'était à tour de rôle pendant des jours de veille et ce, avec une intention très religieuse
lorsque c'était le qualificatif du milieu ou très laïque lorsque l'implication d'un au-delà faisait problème.

L'agonisant recevait parfois contre son gré, l'extrême-onction qui satisfaisait l'église et permettait au curé de la paroisse de se promettre des obsèques
et l'argent pour le bedeau, pour l'organiste, pour l'acolyte et bien sûr pour les prières et les messes qu'il célébrerait les jours suivants ou pendant une période
qui dépendait du montant de l'argent versé.

Le vampirisme commençait un peu là. Et les héritiers entouraient tout de même le mourant, pour être certain qu'il soit bien mort, souligné d'un OUF vénal mais très obséquieux.
(elle a tant souffert, la pauvre, c'est mieux comme cela, elle est morte sans trop souffrir etc...)

Depuis la fin du siècle dernier et cela était déjà bien présent en Angleterre et en Irlande, la mode de l'accompagnement des mourant et des soins palliatifs
s'est répandue dans le Sud des Iles Britanniques, et ce courant a vu des résistances manifestes plus on descendait dans le SUD.
Le mourant veut mourir chez lui et non à l'hôpital. Cependant, la petitesse des pièces, la chaleur du Sud qui putréfie plus rapidement les morts, la vie se déroulant dans des appartements
des tours et des buildings à grand nombre d'étages, le problème de l'ascenseur donc a relégué finalement tout agonisant ou tout prochain mourant à
se rendre à l'hôpital pour y finir sa carrière.
De plus, les hôpitaux ont vu tant de critiques quant à leur gestion de la fin de vie que s'est généralisée un comportement plus "noble", plus "digne" pour l'humain mais aussi
de plus en plus médicalisé.
Les soins palliatifs sont devenus une branche de la médecine qui a récupéré ainsi les gestes et les a conditionnés et mis en code et en procédés, même si il reste
encore et tant que l'euthanasie n'est pas répandue unilatéralement dans tous les pays européens, à la discrétion du mourant
il y a de plus en plus dans ces lieux de soins palliatifs, une plus grand labilité, une souplesse qui permet même à certains mourants d'être près de leur animal de compagnie.


Evidemment, cela se paie. Le vampirisme est présent là aussi. Les pompes funèbres se sucrent et l'hôpital et tout le monde au fond,
va digérer l'énergie dégagée par le mourant.

Mais aussi la notion de CONFORT.
Confort pour le patient qui s'impatiente de ne pas vouloir sentir la souffrance, et qui s'octroie lui-même les doses de morphine
confort pour la famille qui déculpabilise,
confort pour les soignants qui n'ont plus à courir dans tous les sens puisque la famille ou des bénévoles
-et ils sont nombreux, ces vampires, il y a même des brevets d'accompagnateurs de mourants, tu imagines !!! alors que même les neurobiologistes les plus
pointus ne savent expliquer ce qu'est la mort, ni comment ni quand elle se passe réellement !!!!- les bénévoles savent.
De toute façon on est content qu'ils soient là car... ils nous ôtent une épine du pied.
(comment tiendrais-je la main de mon frère alors qu'une dispute nous sépare depuis plus de vingt ans ?, le bénévole lui assure...)


Quel intérêt que de parler de cela ?

Le moi-je qui meurt dégage une force énergétique qui est correspondante à la disparition de la membrane énergétique
et à la fusion du MOI et du JE...






18 Nov 2017 20:41 #2
Parce que même un chien qui meurt dégage une lumière
Toute la force de son moi-je, ce qu'il en reste, se répartit dans son environnement immédiat
Seule la lueur de son attention, son être psychique, retourne dans l'invisible.




Quel intérêt ce topic ?

Lorsque j'ai rencontré le Père O'Leary, ce missionnaire écossais dans la banlieue
de Liverpool, notre premier entretien en ce qui concerne l'apprentissage de l'accompagnement des mourants
fut une bonne rasade de ce whisky qu'il conservait dans une fiole sous son bureau.

Il me montra ainsi les alèses et les draps de ceux qui étaient venus dans son mouroir pour y terminer sereinement leur périple
terrestre dans ce corps organique si fragile
et les silhouettes des mains ou de certaines parties du corps, ou du corps entier
des défunts, laissées sur ces draps, en étaient le signe..

Il me raconta que c'était là comme des sémaphores de l'au-delà émanant de ceux qui étaient venus
dans ce mourir,
vivre la sérénité des instants les plus cruciaux de la vie terrestre:
c'est à dire le retour à l'invisible, le moi-je qui se délite et qui redevient conscience énergie ainsi que la persistance de la lueur de la conscience
celle qui allume le point d'assemblage qui garde sa singularité (et l'essence de son expérience dans une forme), et  poursuit le voyage dans l'infini.

Il ma raconta aussi à quel point, la morphine qui tue la conscience réflexive et coule un mur de béton entre le mental du moi-je et l'organisme
(la boîte à sensations est réduite à peu de choses)
empêche le mourant de VIVRE sa MORT.
D'autant plus me disait-il; qu'il était persuadé que lorsque les antagonismes s'effacent, lorsque le point T de l'équanimité contamine le corps de l'organisme
tout entier qui ne lutte plus "contre" quelque chose qui va le disloquer, il apparaît peu à peu une force énorme qui

et il avait des exemples à me conter,

peut guérir ou ramener l'organisme à un état vital antérieur à la maladie !!!

ou encore de

permettre au moi-je de délibérément décider du moment de la mort
(par exemple attendre la naissance d'un neveux ou d'un petit-fils ou le retour d'un enfant lointain etc...)

ou de la prévoir pour tel ou tel moment précis

Il est donc probable et j'en suis plus que convaincu que mourir dans le confort est une paresse du moi-je
et un refus notoire d'accéder à une certaine connaissance ou encore d'accepter l'inéluctabilité consciente d'une mort inévitable.

Le retour à l'Esprit,
qui est l'accession sans mourir
à ce point T de l'équanimité, lieu de résiliation des antagonismes contradictoires qui forment
le moi-je de l'organisme et le corps de l'organisme

est certainement aussi un accroissement de la capacité énergétique
qu'un guerrier de la connaissance intentionne de capitaliser
non seulement pour comprendre,
mais encore,
pour déplacer le point d'assemblage de façon significative
vers une nouvelle position qui créera un autre monde,
ou qui  changera son monde et les objets qu'il contient

Clara
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