Pourquoi rêver n'est ni rêver, ni rêver

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11122017

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Pourquoi rêver n'est ni rêver, ni rêver




10 Nov 2017 10:18 #1
Pourquoi rêver n'est pas rêver ?
Quel rapport avec la boîte à sensations pour expliquer et provoquer la différence entre un rêve ordinaire et un rêve de la seconde attention ?
Non, je ne parle pas du rêve lucide qui n'est pas un rêve de seconde attention !!!!!!
Comment changer le rêver en rêver ?

La boîte à sensations peut interpréter les différences.


10 Nov 2017 23:55 #2
Oui le contrôle du mental, par lui-même pour conduire la forme humaine hors de la sujétion aux désirs et aux attracteurs qui répondent à ces désirs inutiles et qui ne font que la renforcer.
Le mental n'est pas limité à la forme humaine, il l'habite comme d'autres forces, il met de l'ordre ou du désordre
il est une force bien plus vaste que ce que nous apercevons comme "intelligence" se manifestant dans l'organisme ou par l'organisme et par la forme humaine. Le mental est aussi un vaste champ d'actions.
Le mental n'est pas que l'intellect bien sûr,,, une cellule qui est un tout petit moi-je est aussi mentalisée intérieurement (son noyau) et extérieurement... son mental d'être lumineux et au-delà le mental cosmique.
Le mental est assez souple cependant (rien que le fait d'accepter l'idée des contraires antagonistes est étonnant car cela n'est pas possible pour les organismes moins complexes que l'humain) ce qui n'obtempère pas c'est cette partie du mental qui est liée au vital, à la vie.
Le mental vital est puissant, c'est lui qui est le principal consommateur d'attracteurs/distracteurs.

Le lien avec la boîte à sensations.

C'est que lorsque le système de cette boîte est en déséquilibre parce que la forme humaine n'y a pas eu satisfaction
parce que le manque n'est pas comblé par la sensation originelle du MOI JE
ou que le mental vital ne le veut pas, prétendant à des prérogatives,
ou le mental intellectuel est borné...

alors lorsque l'organisme s'endort,
la boîte à sensations s'emballe et se secoure tant qu'il y a moindre contrôle puisque le mental est en dormance, (ou normalement éteint... ou très réduit)
le rêve ordinaire résout les déséquilibres énergétiques et les conflits d'attraction/répulsion, les disputes entre attracteurs etc;..

Le rêve ordinaire est donc plus souvent qu'on le pense un ré-confort ou une consolidation de la forme humaine mais aussi une perte de capacité,  puisque toute contradiction
se résout aux dépens d'une capacité énergétique..

Krishnamurti disait qu'un sage ne devrait pas avoir de rêves ordinaires. Il aurait raison ? Il devait beaucoup rêver, lui.

Mais voilà, l'humain est tant frustré par la non-satisfaction permanente 'suscitée par l'environnement" ou par des directives internes illogiques ou d'amour-propre etc...
qu'il rêve et ses rêves (qu'il s'en souvienne ou non) sont ordinaires parce qu'ils continuent la vie de veille avec ses distractions, ses attractions, ses gaspillages, ses désirs insensés et ses velléités suffisantes.

Pour rêver autrement... la forme humaine devrait entrevoir au plus vite la gestion économique de la boîte à sensations
(et ce dans la mesure où de toute façon, nous ne sommes pas tout à fait des moi-je tout à fait maîtres de notre orientation, de nos décisions;  
mais bien plus les esclaves de ces forces qui nous circonscrivent et nous envahissent, nous dévorent à tire-larigot, avec notre consentement)
Ces forces commencent bien sûr par digérer notre être lumineux et les répercussions se font visibles ou se cachent dans notre organisme.



15 Nov 2017 13:15 #5
La boîte à sensations peut aussi permettre les rêves lucides

(...)


• 15 Nov 2017 22:51 #6
Si on dessine une ligne sur laquelle on devrait échelonner grossièrement les 3  types de rêves que nous expérimentons le plus souvent

il y aurait à l'un des bouts, le rêve ordinaire à l'autre bout le rêve de la seconde attention selon les préceptes de Don Juan
et entre les deux le rêve lucide

En proportions, les rêves ordinaires sont plus nombreux que les rêves lucides et bien plus rares sont les rêves de la seconde attention


Si on ne peut se tromper sur la nature d'un rêve ordinaire, facilement explicable au départ de la boîte à sensations,
beaucoup de moi-je embrigadés dans leur forme humaine confondent de façon impérieuse le rêve lucide et le rêve de la seconde attention

Entre ces deux types de rêves il y a une différence fondamentale que les Toltèques praticiens avaient bien compris et enseigné à leurs fidèles suiveurs.

Cependant, peu de ces moi-je que j'ai croisés et avec qui j'ai discuté de rêver, et même certains étant des spécialistes de rêver
ont réellement expérimenté le rêve de la seconde attention.

Et ils te racontent leurs aventures à gogo, sans même jamais mettre en doute, tant la sensation d'un rêve lucide est forte par rapport au rêve ordinaire
Un rêve lucide laisse des traces mais n'est pas un rêve de la seconde attention

Mais un rêve de la seconde attention est toujours accompagné de lucidité.

Et donc la confusions des je et des moi, la confusion sur la nature de l'ego, s'adjoint une confusion supplémentaire qui précipite le croyant sur les attracteurs
que deviennent ces rêves lucides pris pour des rêves de seconde attention.

La différence majeure et définitive entre rêve lucide et un rêve de seconde attention,

est résumée dans ces quelques lignes...




17 Nov 2017 09:42 #8
Rêver quel que soit le type de rêver
implique à la fois les mémoires,
des modulations et des positions de la zone d'assemblage de la perception (le point d'assemblage est un terme trop vague car ce n'est pas un point mais un domaine
où flashe la lueur d'attention)
et leurs projections dans les systèmes neuronaux, musculaires et osseux de l'organisme.
la boîte à sensations avec les filtres conditionnés par la forme humaine.
et bien certainement, le mental (jusqu'à l'intellect) pour la remise à plat, l'énoncé du contenu du rêve et l'interprétation

Les interprétations des rêves sont conditionnées par certains états de savoirs et de prétention qui appartiennent aux civilisations respectives et
à l'époque où le moi-je rêveur se raconte son rêve.
 

Reply

Edit
Tous les rêves sont racontés au réveil et peu après par le mental raisonnant de veille
qui étale à plat ce qui a été senti et vécu en 3D

Et l'histoire racontée est toujours moindre que ce qui fut senti/agi. Le mental interfère en orientant les mots et le langage tout entier
pour cerner le rêve et l'orienter de façon à pouvoir être compris ou accepté ou défendu...'normalisé" même s'il est étrange ou fantastique.


La différence entre le rêve lucide et le rêve de la seconde attention
réside dans le fait que

le rêve lucide est une exacerbation du mental dans le fait de prendre le contrôle des actions
au point que le rêveur s'inclut dans l'objet de son rêve... le sujet devient l'objet quasi totalement
sans pourtant quitter la position du sujet.
Celui-ci est dédoublé=
le sujet prend conscience des objets et
le sujet prend conscience du sujet et des objets.

Dans un monde, le passage de l'objet au sujet est le phénomène de conscience,

dans le rêve ordinaire, les objets restent des objets et le sujet est un objet pour un mental intellectuel non analyseur et  peu impliqué.

Le rêve de la seconde attention est un rêve qui implique le moi-je plus animal, la forme plus que la forme humaine, l'organisme plus que la forme
car intervient intensément la mémoire la plus ancienne, la plus liée au tronc cérébral
et au sens du mouvement.

Le sujet est plus vaste et moins serré dans un mental intellectuel, il réapprend à sentir, le moi-je est plus primaire et désinvesti de la forme humaine.
Dans le rêve de l'attention seconde, les arguments moraux et éthiques,
la raison intellectuelle a quasi disparu.
Il apparaît l'intuition.

Pour ce, la boîte à sensations et la mémoire animale doivent être bousculées.
C'est par les dé-faire ou le ne-pas-faire que la boîte à sensations se déstructure
et c'est cela qui suscite le rêve de la seconde attention.




Comment se structure donc cette boîte à sensations ? Comment interfèrent les ne-pas-faire ou les dé-faire qui fomentent tous les types de rêves?

Forcément puisque nous sommes de nature animale et que notre ontogenèse
fut longtemps parallèle à notre phylogenèse (et on assure aujourd'hui que ce n'est pas tout à fait comme cela,
que nous n'avons pas vécu en tant que foetus, toutes les étapes de la vie animale depuis la première cellule jusqu'au cent mille milliards
qui composent notre organisme)
notre boîte à sensations,
celle qui entretient les attracteurs/distracteurs et les actions correspondantes

s'est structurée avec le temps puisque le mental la crée dans l'espace qu'elle définit

en couches successives
comme le cerveau s'est enjolivé petit à petit au cours de l'évolution
d'un cortex, puis d'un neocortex et qui, par manque de place dans la boîte crânienne,
utilise peu à peu les réseaux de neurones silicones extérieurs, dans les ordinateurs et Goggle
au départ d'un axe qui est devenu le tronc cérébral.

Quelles sont donc les sensations originelles de cette boîte à sensations ?

La première sensation/action est le passage de la lumière à la matière
soit la projection du point d'assemblage depuis la membrane sur la première cellule
celle de la conception.
Cette sensation première dure pour cette cellule environ 24 heures de notre temps horloge.
Tout l'organisme va débouler de cette première cellule et la boîte à sensations va se développer
en ajoutant des couches et des couches qui constitueront

notre mémoire, ou plutôt, nos mémoires
l'ultime étant la mémoire épisodique,celle qui raconte l'histoire personnelle

Nos mémoires ne sont pas colloquées dans un cerveau ou un réseau neuronal, mais sur la membrane énergétique au niveau du point d'assemblage.
L'évolution de l'organisme va entasser des couches de sensations/actions etnentretenir les attracteurs/distracteurs pour se permettre l'économie des actions
afin de ne pas "perdre le fil" et se reconnaître dans une impression de continuité... le moi-je.


Quelle est la couche la plus profonde de ces mémoires dans la boîte à sensations et sur la quelle sont venues se déposer toutes les suivantes ?
C'est bien sûr la mémoire animale, celle qui fait intervenir les sens les plus nécessaires à l'organisme pour survivre en tant que forme:
dans l'ordre d'importance:
le mouvement
l'odorat
le goût
le toucher
l'audition

pour en finir avec la VUE...

Tu peux donc te rendre compte à quel point, la vue est un sens dernier qui s'avère erronément prépondérant dans la vie quotidienne !
Nous avons des yeux non pour voir la lumière, mais pour nous en protéger.  Et nous pensons le contraire. Nous agissons le plus souvent
au départ de la vue... nous utilisons très mal la boîte à sensations.

La recherche de proies s'effectuent chez le primate d'abord par le mouvement de l'odeur vers ses sens olfactifs !
Et le mouvement de la sensation dans ses neurones pour susciter la motricité que la vue stimulera récursivement.

Cette couche profonde de mémoire est NON-CONSCIENTE
c'est pour cela qu'elle peut se révéler efficace, elle est devenue automatique
et ne demande pas d'attention pour être active.

Imagine donc si tu devais faire attention à ne pas oublier de respirer lorsque tu dors !
Cette couche semble donc inaccessible et dans la boîte à sensations, les attracteurs qui y correspondent
sont discrets et quasi silencieux.

Et pourtant, ils nous agissent. Nous sommes leurs esclaves volontaires.

Le dé-faire ou ne-pas-faire est la tentative de déstructuration de cette couche.

L'essentiel de l'enseignement de Don Juan consiste à restructurer et réinitialiser la boîte à sensations
et donc, les mémoires.




(...)

Clara
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