La technique du détachement physique

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La technique du détachement physique

Message  Admin le Mar Avr 05, 2011 8:27 am

Austin,...Texas,...18h00
Un homme est sanglé sur un lit.
On l'endort jusqu'à la mort. Attaché.
Il y a des témoins, obligé ou curieux.
Qui croit-on punir ?
C'est le moi qui croit punir le moi
Mais c'est le corps de l'homme qui détruit le corps de l'homme.
Comme il se détruit tous les jours d'ailleurs, sans passer par les sangles.
Il n'y a qu'un corps. Et si celui-là meurt, c'est nous qui mourrons. Il n'y a qu'une conscience. Et si nous vivons, c'est encore lui qui vit. Comment en être sûr ? Comment le sentir ? Comment ressentir le corps de l'homme, le corps de la terre ?
Le détachement physique, ce troisième point, celui du témoin silencieux est la clé de base de cette perception consciente. Certes, une technique passe. Ne reste que ce qui devient le corps. Que ce corps soit physique ou celui de rêve, astral ou autre.
Pour qu’une technique devienne corps, il faut qu’elle soit « vécue » c'est-à-dire sincèrement adoptée, intégralement ressentie…jusque dans les plus cachés interstices.




Il y a au moins deux façons d’approcher l’Univers : ou bien on se dit qu’on n’est que soi, donc séparé de l’Univers, ou bien on est en tout, on fait alors partie de tout cet Univers… Chacun de nous devient alors un Moi et un Tout.
Une chose peut à la fois être ce qu’elle est et son contraire.
Ainsi existe dans le vivant une éternelle dualité entre s'épandre et résister, entre aller vers et se replier. Seule la pensée paradoxale permet d’envisager l’existence simultanée d’une chose et de son contraire, de l’ici et du là, de la vie et de la mort, enfin de tout ce que le mental mesure.
La technique du détachement physique est paradoxale, La position de l’attention située hors du corps, à l’endroit même de sa lueur, à l’endroit de l’assemblage de la perception consciente définit le troisième point qui est celui de l’Intention. Les deux autres points cruciaux sont la raison et de la connaissance silencieuse et sont situés eux aussi hors du corps physique mais ressentis dans le corps physique. Dans le corps physique, la raison est essentiellement cérébrale et l’intuition purement neurovégétative avec le centre du plexus solaire comme foyer traducteur.

Les hommes et les femmes de connaissance voyagent avec autant de perfection du point de la connaissance silencieuse au point de la raison, et pour « voir » les deux points ensemble, le troisième point, celui de l’Intention, celui du Témoin silencieux est indispensable.

La technique du détachement physique n’est pas une sortie dans l’astral comme d’aucuns voudraient le prétendre mais c’est une position essentielle du point d’assemblage sur l’œuf lumineux mais de cette position on peut être témoin d’une sortie astrale, d’une OBE, expérimenter un NDE , un rêve lucide, la seconde attention et ou encore tout bonnement une fleur qui fane dans un vase de cristal grenat.

Le témoin silencieux, c'est la lueur de la conscience sur le point d'assemblage

Souvenez-vous de vos efforts pour essayer de « voir ». Vous avez lu et relu les conseils, vous avez tâché d’appliquer, vous avez tout juste- mais qu'est-ce qui manque? Beaucoup ont omis le point de vue de l’observateur adéquat.
Neurologiquement, même si l’œil a une mémoire propre, une conscience individuelle au service d’un système organique, qu’il a la faculté de projeter des rayons lumineux !
tant qu’il est dans un système d’économie d’énergie l’œil est créé par ce qu’il voit. Comme dans une boucle de Markov, on ne voit que ce que l’on est, c'est-à-dire ce que l’on voit, plus justement dit : ce qui nous regarde. Bien que la conscience « voit » tout, les filtres du mental physique nous conditionnent à nous délecter de relents de « vision ».
Pour « voir » il faut que l’attention soit située en-dehors du corps physique pour bypasser les filtres et les mémoires. De cette position que peut rassembler la perception sinon tout ce qui se présente à elle, soit tout ce qui est accessible dans l’œuf lumineux, connu, inconnu, inconnaissable

Le corps physique possède un au-dedans et un au-dehors séparés par la peau. Cette peau est la partie consciente de notre corps la plus largement concernée par l’espace, celui de l’infiniment autre à celui de l’infiniment moi. Qu’en faisons-nous ?
Comme toutes les autres parties de notre corps encore tellement préhistorique mais si riche de connaissance, nous ne connaissons rien. Nous inventons des diététiques, des comportements de santé, des gymnastiques, des passes magiques et nous ne connaissons rien de cette peau, de cette interface de même nature embryologique que les systèmes nerveux

Le moi-je témoin mental d’une continuité du temps dans l’espace crée des systèmes, des croyances alors qu’il ne sait rien puisqu’il n’est rien. On ne connaît que ce que l’on est.
Comment accéder aux informations du corps qui n’est pas notre corps, mais LE CORPS, sans être encombré par le poids des traditions, par le poids des philosophies livresques ou vénales, par la fameuse histoire personnelle qui n’est qu’une récréation.
Il s’agit de sortir de la mesure, de la quantité. Le moi est quantité. Il est le temps. Le témoin silencieux, le troisième point, celui de l’Intention n’est ni de l’espace, ni du temps, il est qualité.
C’est en quittant les états de conscience centrés sur le corps, dans le corps, qui nous singent et nous signent c’est de "l’extérieur" que nous pouvons percevoir sa relation exacte avec tout, sa relation exacte avec lui-même, réaliser peu à peu son extrême plasticité, modifiant peu à peu le modèle qui deviendra fluide et souple.
C’est en observant les malades dits « mentaux » et en cherchant un mode de communication avec les « autistes » que je me suis aperçue de l’identité des corps, d’un continuum de la conscience physique et de notre ignorance. C’est en cherchant un nouveau langage qui me permettrait d’entrer en relation avec ce que je croyais être mon corps- et qui n’est effectivement que le nôtre que j’ai expérimenté avec succès la technique du détachement physique et son application fondamentale quelque soit le type d’expérience impliquant une volonté essentielle et réellement créationnelle.
Les corps communiquent entre eux en permanence comme le font les tissus, les organes; les cellules vivent à un rythme qui nous dépassent de par la quantité d’informations en transit. Cela ne peut que nous étouffer sous le nombre. Si nous « vivons détaché » physiquement nous pouvons assister au spectacle grandiose de l’infini qui se dévoile et s’enroule dans ce corps, nous pouvons l’apprendre sans se méprendre… le connaître silencieusement et rationnellement sans être gêné par le paradoxe.

Chaque cellule du corps, chaque microorganisme qui nous hante, chaque fluide est conscient de lui-même, s'attribue un mental propre et une affirmation du moi indispensable encore -tel le système immunitaire-(le seul ego vrai s’il en est un, et encore il n’est que provisoire : il disparaîtra lorsque le corps aura acquis une fluidité et une plasticité) Tous ces êtres que nous n'écoutons que quand ils souffrent ou quand ils se plaignent, rêvent et interfèrent cherchant à monopoliser l’attention, à recueillir l’énergie qui traîne encore ou mieux à usurper les droits des plus faibles. Ainsi, comme sur cette terre, c’est en nous le conflit permanent, la guerre incessante, les Nations-Unies déroutées.

Et nous ne pouvons rien changer tant que ces systèmes n’auront pas perdu leurs habitudes de prédateurs…ah ces prédateurs, ces planeurs, ces ombres il est inutile de les chercher au-dehors, ils sont là à portée de regard, qui nous enlisent dans leur borborygmes ancestraux.

La Technique du détachement physique donne accès à ces connaissances qui ne sont plus des savoirs mais des vécus permanents qui nous regardent et qui appartiennent autant à mon voisin, qu’à mon ancêtre ou encore qu’à la fille de mes filles.

Pratiquement

Tu t'assieds sur une chaise ou sur un fauteuil, de façon à être le plus possible assis dans une position qui ne sera pas insupportable (mais tu peux jouera avec cela)
Puis tu regardes devant toi avec un champ de vision à 180 degrés, tu ne bouges plus sauf pour respirer tout doucement et tu observes
Tu observes quoi ?
Toi assis dans le fauteuil ou sur la chaise , mais vu de dos.
tu dois te voir de dos et voir devant toi ce qui se passe
C'est donc que tu as rejoint la position de la lueur de la conscience derrière toi et que tu peux observer non seulement ce qui se passe devant tes yeux, mais aussi dans ton corps: les pensées, les émotions, les sensations, les mouvements spontanés.
Il n'y a que tes paupières qui pourront battre et tes poumons respirer
Tu te donnes une heure de temps et tu laisses venir à toi TOUT ce qui vient, tu ne rejettes rien, tu observes comme si tu étais un oeil, l'oeil de la conscience, implacable et impassible.





La technique est simple mais difficile à vivre intensément car dans cette position de cadavre, le mental est effervescent. La difficulté qui consiste à d’abord se représenter puis à voir réellement le corps de dos dans toute situation est telle qu’elle accapare, si elle est sincèrement pratiquée, toute l’énergie qui autrement se dissiperait dans une activité mentale désordonnée ou autrement orientée (concentration sur un chakra ou sur l'hypophyse ou sur mon vagin de rêve)
La difficulté majeure consiste cependant de pouvoir tenir les yeux ouverts assez longtemps sans s’endormir, sans fermer les yeux, puisque le réflexe de fermeture des paupières conditionne au sommeil et inversement. Je suis passée par les bâtonnets, mais peu à peu les paupières se calment et si on rétrécit assez l’écartement entre elles, on peut tenir longtemps. Et on acquiert par là-même la technique du vrai rêve éveillé, c'est à dire les yeux ouverts
La lumière est gênante au début. Vaut mieux la pénombre. Mais ensuite tout est possible.
Toute position qui se montre au début confortable devient après deux heures insupportable. Il faut veiller à tenir et à ne plus sentir le corps que comme un sac abandonné. Il est possible que certaines parties du corps s’ankylosent. C’est ainsi que la conscience physique agit en circulant d’un endroit à l’autre. En temps ordinaire on ne s’en rend pas compte parce que l'attention première est plus située dans le haut de la tête que dans le corps.
L’application régulière ouvre le corps à des perceptions nouvelles et vous assisterez au rêve de certaines parties du corps… un bras qui se soulève tout seul, une jambe qui tremble avec la perception visuelle d’événements rapides qui n’ont rien à voir, vous vous en rendrez compte, avec votre histoire personnelle. Mais la suite n’appartient qu’à vous, chers autres moi.

Parlant enfin de mon expérience personnelle, j’ai emporté cette technique dans le total de mon vécu, et je me suis rendue compte que j’ai pu lui donner une extrême intensité en l’appliquant à ma vie sexuelle du corps.
En effet, c’est bien la sexualité et la vie hormonale qui orientent le maximum d’énergie dans le corps physique, et c’est bien elles aussi qui suscitent le plus d’attachement physique. La pratique de la technique lors des échanges sexuels… se révèle être un outil extraordinaire pour la maîtrise de l’attention dans des conditions difficiles, c'est-à-dire dans ce cas, celles de la perte des notions du temps et de l’espace qu'amène la décharge orgastique libérant les opiacés qui nous font tant plaisir.




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